ISHANGO MILELE

Le Partage du Savoir pour la Paix

Avec la Culture Africaine

PARTAGE DU SAVOIR POUR LA PAIX
La Fondation ISHANGO MILELE encourage et stimule la sensibilisation et la compréhension des jeunes de l'importance de la science et de la technologie en tant que force d'harmonie et de progrès. Il le fait en célébrant les réalisations et les efforts créatifs de l'Afrique dans les domaines de la science, de la technologie et des arts. Elle fait prendre conscience de l'Afrique et de sa place dans le monde moderne, en s'appuyant sur sa contribution au progrès à travers les âges ainsi que sur le génie et la créativité de ses habitants d'aujourd'hui.

Notre mission


La Fondation ISHANGO MILELE encourage et stimule la sensibilisation et la compréhension des jeunes de l'importance de la science et de la technologie en tant que force d'harmonie et de progrès. Il le fait en célébrant les réalisations et les efforts créatifs de l'Afrique dans les domaines de la science, de la technologie et des arts. Elle fait prendre conscience de l'Afrique et de sa place dans le monde moderne, en s'appuyant sur sa contribution au progrès à travers les âges ainsi que sur le génie et la créativité de ses habitants d'aujourd'hui.

​L’histoire commence avec l’Os d’Ishango, un artefact archéologique découvert en Afrique centrale en 1950. Considéré comme le plus ancien objet mathématique au monde, il témoigne de l’existence d’une civilisation complexe et sophistiquée il y a vingt-deux mille ans à la frontière entre le Congo moderne et l’Ouganda. Les habitants d’Ishango ont inventé un système de nombres et des outils mathématiques de base pour les aider à effectuer des calculs complexes, peut-être pour la construction, l’arpentage et la perception des impôts. Vingt-deux mille ans plus tard, l’humanité tout entière continue de s’appuyer sur ces premières abstractions pour se doter d’outils essentiels à tous les aspects de la vie sur terre, outils qui nous aideront un jour à nous déplacer entre les planètes et les étoiles et à y vivre.

​La fondation tire son nom de l’Os d’Ishango, qui symbolise l’idéal humanitaire du partage des connaissances pour la paix. Cet artefact fournit un point de départ pour raconter l’histoire de l’invention et de la créativité africaines, depuis l’époque du peuple Ishango jusqu’à nos jours, et jusqu’à l’avenir, sur la base de la coopération internationale dans les sciences, l’éducation, la culture et les arts.


Sources scientifiques : Royal Museum for Central Africa & Royal Belgian Institute of Natural Sciences.

La Fondation ISHANGO MILELE est une structure associative, au service de sa symbolique "ISHANGO" et de ses valeurs, unissant les actions de nombreuses associations culturelles et scientifiques, en vue de partager les connaissances et les valeurs globalement, pour que la paix prévale. L’objectif de la Fondation ISHANGO MILELE est d’envoyer des signaux forts, transcendant la cacophonie actuelle de la corruption et de souligner les nombreuses initiatives existantes et en cours. À cette fin, la Fondation ISHANGO MILELE organise des événements et des réunions, communiquant les initiatives à toutes les parties prenantes impliquées dans ce progrès, en utilisant le nom de "ISHANGO" dans toutes ses composantes. La Fondation ISHANGO MILELE est l’incubateur de nombreuses initiatives, avec plusieurs partenaires en France, au Mali, en Lettonie, en Grèce, aux «Le partage des connaissances pour la paix» peut progresser indéfiniment.

La Fondation ISHANGO MILELE est une division de SOLIDUS UNIT, une organisation à but non lucratif et de CLANiC, le plus grand réseau de prestataires de formation professionnelle en Belgique regroupant 120 organisations à but non lucratif, 12 associations internationales, 12 fondations privées et 3 fondations publiques. https://clanic.org

La Fondation ISHANGO MILELE fait partie de SOLIDUS UNIT, une association dont l’objectif est de mettre en œuvre des actions citoyennes et d’aider les personnes en difficulté sociale et professionnelle. La philosophie de SOLIDUS UNIT est utilisée dans un souci de responsabilité et d’équité entre le travailleur et le consommateur.

Pascal NOEL

Président

Fondateur de Solidus Unit et Ishango Milele.

Vladimir PLETSER

Fondateur Ishango Milele

Belgique - Candidat astronaute, physicien, expert en microgravité et vol parabolique - Anciennement à l’ESA maintenant au Centre spatial Europe.

Barbara HENDRICKS

Ambassadrice

USA - International Mezzo Soprano II University Diplôme en mathématiques et chimie.

Claudie HAIGNERE

Ambassadrice

France - Agence Spatiale Européenne - Missions: Soyouz TM-32, TM-23, TM-33 & TM-24. Ancien Ministre des Sciences et de la Recherche en France.

Jean-François CLERVOY

Ambassadeur

France - Ingénieur et astronaute du CNES et de l’ESA et vétéran de trois missions de la navette spatiale de la NASA.

Raïssa MALU

Ambassadrice

Belgium-RDCongo - physicienne de formation et consultante internationale en éducation.

Jean Victor NKOLO

Ambassadeur

USA - Porte-parole des Nations Unies, 64-65ème assemblée.

Dirk HUYLEBROUCK

Ambassadeur

Belgique - Docteur en Mathématque - Auteur du livre Ishango Bone et d’autres livres scientifiques et mathématiques.

Nicole GESCHE

Ambassadrice

Belgique - Master en sciences sociales et anthropologie - Membre du Comité Belge pour l'UNESCO.

Kody SETI KIMBULU

Ambassadeur

Belgique - Comédien et acteur d’origine congolaise très connu en Belgique et pays francophones.

Augustin NDIMUBANZY

CEO Ishango Milele RDC

RDCongo - Directeur de la Fondation ISHANGO MILELE en RDC.

André LYE YOKA

Ambassadeur

RDCongo - Ecrivain - Directeur général du National Art Institute et du Théâtre National de Kinshasa.

Jean BOFANE

Ambassadeur

RDCongo - Auteur - Grand Prix de l’Afrique Noire, Prix SCAM 2009.

Dirk BROSSE

Ambassadeur

Belgique - Compositeur et chef d'orchestre international.

Henri CIRHUZA

Ambassadeur

RDCongo - GORILLA Organisation PDG en RDCongo.

Geoffrey ORYEMA

Ambassadeur

Feu Geoffrey ORYEMA, chanteur ougandais signé chez Peter Gabriel et co-compositeur de la bande originale Un Indien dans la Ville.

Français image
L’OS GRAVÉ D’ISHANGO ET DE QUOI S’AGIT-IL ?

Parmi les milliers d’objets découverts à Ishango par l’équipe de Jean de Heinzelin, certains sont plus intrigants que d’autres. Il en est un en particulier qui a attiré vers lui tous les projecteurs et est devenu une véritable star de l’archéologie africaine : l’os gravé d’Ishango.

Selon l’usage, on l’appelle « le bâton d’Ishango ». Il s’agit d’un outil composé d’un tranchant en quartz et d’un manche en os. C’est, à ce titre, un objet remarquable, les outils composites préhistoriques conservés étant rarissimes. Le quartz très fin présent à une de ses extrémités a pu servir à des travaux de précision, des pratiques de scarification de la peau par exemple.

L’os du manche a été aminci, raclé, poli et gravé de telle sorte que l’on ne peut plus identifier clairement son origine. C’était, en tout cas, un mammifère.

Mais qu’a-t-il d’intrigant ?
C’est le manche de l’outil qui l’a rendu célèbre car son décor a suscité et suscite encore des questionnements quant à son éventuelle signification. Ce manche est marqué de 168 entailles parallèles. Les entailles sont disposées par groupes de traits parallèles répartis en colonne sur 3 côtés du bâton.

Hypothèses
Jean de Heinzelin est parti du postulat que ces groupes de traits représentaient des nombres. Il est en effet fréquent, aux époques historiques en tout cas, de noter des quantités par des traits.
À partir de là, de Heinzelin a cherché les correspondances mathématiques qui pouvaient exister entre ces différents nombres et y a vu des liens lui permettant de supposer des connaissances mathématiques fort avancées et inconnues jusque là pour une époque aussi ancienne.
Voici quelques-unes des observations et réflexions faites par Jean de Heinzelin dans sa publication sur le site d’Ishango de 1957 :

Colonne centrale
La colonne centrale présente un nombre et son double : 3 et 6, 4 et 8, 5 et 10, ainsi que deux nombres qui ne sont pas interprétés : 5 et 7.

Colonne de droite
De ce côté-ci, les nombres auraient un lien avec le nombre 10, base de numération bien connue. On aurait alors :
  • 11 = 10 + 1
  • 21 = 20 + 1
  • 19 = 20 – 1
  • 9 = 10 - 1
Colonne de gauche
Les Ishanguiens auraient connu les nombres premiers car 11, 13, 17 et 19 sont les nombres premiers entre 10 et 20. Un nombre premier est un nombre qui n’a que deux diviseurs : 1 et lui-même.

D’autres chercheurs se sont penchés sur l’interprétation de ces séries d’entailles :
Les mathématiciens Dirk Huylebrouck et Vladimir Pletser ont repris les premières idées de notation de nombres de Jean de Heinzelin et conçoivent le bâton comme une sorte de règle à calculer qui comporte des variations à partir des bases 3 et 4 et, par extension, de la base 12 (3 x 4). Par contre, ils considèrent qu’il n’y a pas suffisamment de preuves de la connaissance des nombres premiers.

Alexander Marshack, un archéologue de l’Université d’Harvard, a également pensé à un système de notation de nombres mais à mettre en relation avec un calendrier lunaire.

Olivier Keller, mathématicien également, met en garde contre la tentation propre à notre culture actuelle de voir des nombres partout, manie qui empêche l’observateur de percevoir d’autres formes de signes, signes pourtant bien présents sur divers supports (os, pierre, art pariétal) au Paléolithique supérieur et qui mériteraient que l’on s’y attarde également…


Intrigant n’est-ce pas ? Surtout si l’on se rappelle que cet objet a 25 000 ans…

Si un jour une des hypothèses mathématiques se confirmait, cela signifierait que des Hommes du Paléolithique supérieur avaient des connaissances en mathématiques déjà très poussées.

Beaucoup de questions se poseront alors. À quoi les utilisaient-ils ? Pourquoi mêlaient-ils plusieurs bases de calcul ? Était-ce un savoir partagé par tous ? Utile aux pêcheurs ? Etc.

Aujourd’hui, le site d’Ishango n’a pas livré tous ses secrets. Et la vallée de la Semliki abrite bien d’autres sites préhistoriques. Cette région de l’Afrique a dû connaître un peuplement par les Homo sapiens sapiens depuis au moins 100 000 ans.

Et il nous manque encore beaucoup d’éléments pour mieux cerner le mode de vie, l’habitat et le mode de pensée des Ishanguiens.
Alors, un jour ou l’autre, il faudra que les archéologues retournent sur les rives du lac Édouard pour compléter le puzzle commencé dans les années 1950.
Nul doute que des pièces maîtresses s’y cachent encore…


Réalisation : Association pour la Diffusion de l’Information archéologique (ADIA)
Institut royal des Sciences naturelles de Belgique








English image
THE CARVED ISHANGO BONE
WHAT IS IT?

Among the millions of objects discovered at Ishango by Jean de Heinzelin’s team, some are more interesting than others. One in particular has been in the spotlight and become a star of African archaeology- the carved Ishango bone.

It is known as ‘the Ishango Bone’. It is an object made from a piece of quartz and a bone handle. Its structure alone makes it a remarkable object, as there are very few surviving prehistoric composite tools. The very fine quartz at one end could have been used for precise work, such as the ritual scarification of skin, for example. The bone handle has been narrowed, scraped, polished and engraved, so we can no longer tell what kind of bone it is, although we do know it belonged to a mammal.

What is so interesting about it?
Hypotheses The Ishango Bone’s handle is its claim to fame, because the decoration has been raising questions about its possible meaning since its discovery. The handle is carved with 168 parallel marks. These lines are positioned in groups of parallel lines split into columns on three sides of the handle.

Hypotheses
The Ishango Bone’s handle is its claim to fame, because the decoration has been raising questions about its possible meaning since its discovery. The handle is carved with 168 parallel marks. These lines are positioned in groups of parallel lines split into columns on three sides of the handle. Jean de Heinzelin established the hypothesis that this group of lines represented numbers. In several historic periods it was common to write numbers using lines. From there Heinzelin looked for a possible mathematical connection to link these different numbers. What he found led him to believe that the bone was proof of advanced mathematics, unprecedented for such an early period. Here are some observations and interpretations expressed by Jean de Heinzelin in his 1957 article on the Ishango site:

Central Column
The central column shows a number and its double: three and six, four and eight, five and ten, and two numbers that do not fit this pattern (five and seven).

Right Column
From this side the numbers could have a link with the number ten, a well-known number base. Therefore we have:
  • 11 = 10 + 1 
  • 21 = 20 + 1 
  • 19 = 20 – 1 
  • 9 = 10 - 1
Left Column
The Ishangoans would have known that eleven, thirteen, seventeen and nineteen are the prime numbers between ten and twenty. A prime number is a number that can only be divided by two numbers: itself and one.

-Other researchers have shared their interpretations of the marks:
The mathematicians Dirk Huylebrouk and Vladimir Pletser looked into Jean de Heinzelin’s ideas about number notation, and came to the conclusion that the bone was a kind of sliding scale which involved variations of the three and four base numbers, and by extension of base number twelve (3x4). However, they concluded that there was not enough proof to confirm an understanding of prime numbers.

Alexander Marshack, a Harvard archaeologist, also believes it is a system of number notation, but one which is related to the lunar calendar.

Olivier Keller, another mathematician, cautions against the temptation to project our modern culture of viewing numbers everywhere onto the bone. In his opinion, it is a habit that prevents the viewer from noticing other forms of symbols, those which are present in a range of media (on bones, stones and cave art) from the Upper Palaeolithic era and which also deserve a thorough investigation.

Interesting isn’t it?
Especially when you keep in mind that it’s 25,000 years old…

If one day one of the mathematical hypotheses is confirmed, it means that Palaeolithic humans already had a well-developed understanding of mathematics. This raises yet more questions: what did they use it for? Why did they mix several calculation bases? Was this knowledge shared among all of them? Was it used by fishermen?

Even today, the Ishango site still has not revealed all of its secrets; the Semliki Valley still hides other prehistoric sites. This region of Africa has been inhabited by Homo sapiens sapiens for at least 100,000 years. We still lack a lot of information to truly understand the ancient Ishangoans’ lifestyle, settlement and way of thinking.

Therefore, sooner or later, archaeologists must return to the banks of Lake Edward to complete the puzzle that was started in the fifties. No doubt, the missing pieces are still hidden in the ground…


Created By: Association pour la Diffusion de l’Information archéologique (ADIA)
Royal Belgian Institute of Natural Sciences (RBINS)


Nederlands image
HET GEGRAVEERDE BEENTJE VAN ISHANGO
WAAROVER GAAT HET?

Het team van Jean de Heinzelin vond duizenden voorwerpen, maar sommige zijn eigenaardiger dan de andere. Op één stuk in het bijzonder zijn alle schijnwerpers gericht: het beentje van Ishango, een echte ster in de Afrikaanse archeologie.  

Het voorwerp kreeg de naam “beentje van Ishango” of “Ishango-beentje”. Het is een samengesteld werktuigje dat bestaat uit een snijdend deel in kwarts en een steel in been. Daarom alleen al is het een opmerkelijk voorwerp, want samengestelde prehistorische werktuigen blijven uiterst zelden bewaard.

Met het flinterdunne kwartsstukje aan één einde werd waarschijnlijk precisiewerk verricht, bijvoorbeeld voor insnijdingen in huid. Het been van de steel werd zodanig geschaafd, afgekrabd, gepolijst en gegraveerd dat we niet duidelijk weten van welk dier het afkomstig is. Het was in elk geval een zoogdier.

Waarom is het zo boeiend?
Het beentje is beroemd wegens de graveringen op de steel. Maar er blijven nog veel vragen over wat die versiering juist betekent. Het zijn 168 parallelle inkepingen, die groepjes vormen, verdeeld over drie kolommen.

Hypotheses
Jean de Heinzelin ging ervan uit dat deze groepjes strepen getallen voorstellen. Zeker in historische tijden werden hoeveelheden door streepjes voorgesteld. Met dit voor ogen zocht de Heinzelin naar wiskundige overeenkomsten tussen deze getallen. Hij vond verbanden waaruit afgeleid zou kunnen worden dat het beentje van een vergevorderde wiskundige kennis getuigt, die voor een zo vroege periode nooit vermoed werd. Hier zijn enkele observaties en overpeinzingen die Jean de Heinzelin in 1957 maakte in zijn publicatie over de vindplaats Ishango:

Middelste kolom
In de middelste kolom staan getallen samen met hun tweevoud (3 en 6, 4 en 8, 5 en 10) en twee onverklaarde getallen (5 en 7).

Kolom rechts
De getallen in die kolom zouden verband houden met het getal 10, een bekende telbasis. Die zouden dan zijn:
  • 11 = 10 + 1 
  • 21 = 20 + 1
  •  19 = 20 – 1 
  • 9 = 10 - 1

Kolom links
De mensen van Ishango zouden priemgetallen gekend hebben, want 11, 13, 17 en 19 zijn de priemgetallen tussen 10 en 20. Een priemgetal is een getal dat slechts deelbaar is door 1 en door zichzelf.


Andere onderzoekers hebben ook geprobeerd deze reeksen inkepingen te verklaren:

De wiskundigen Dirk Huylebrouck en Vladimir Pletser namen de eerste ideeën van Jean de Heinzelin rond de weergave van getallen over. Ze stellen het beentje voor als een soort rekenliniaal, met variaties die uitgaan van basis 3 en basis 4 en, bij uitbreiding, van basis 12 (of 3 x 4). Maar ze vinden dat er niet genoeg bewijs is dat de mensen van Ishango toen priemgetallen kenden.

Alexander Marshack, archeoloog aan de universiteit van Harvard, dacht eveneens aan een systeem om getallen weer te geven, maar die zouden in verband staan met een maankalender.

Olivier Keller, een andere wiskundige, waarschuwt voor de neiging in onze huidige cultuur om overal getallen in te zien. Dat leidt ertoe dat we andere betekenissen niet meer zien. Zo zouden we beter ook aandacht besteden aan de toch vaak voorkomende symbolische tekens uit het bovenpaleolithicum, die op allerlei ondergronden aangebracht werden (been, steen, rotskunst).


Is dat niet boeiend? Vooral als je weet dat dit voorwerp 25 000 jaar oud is …
Als de wiskundige hypotheses ooit bevestigd worden, zou dit betekenen dat de mensen uit het boven-paleolithicum al over een vergevorderde wiskundige kennis beschikten. Maar dan duiken er veel vragen op. Wat deden ze er mee? Waarom gebruikten ze verschillende telbasissen door elkaar? Was die kennis gemeengoed of was ze alleen voor vissers nuttig?…

Vandaag heeft de vindplaats Ishango nog heel wat geheimen. Er zijn nog veel andere prehistorische sites in de vallei van de Semliki. Waarschijnlijk leefden er al sinds minstens 100 000 jaar Homo sapiens sapiens in deze streek.

We moeten nog veel elementen vinden voor we de levenswijze, het milieu, en de gedachtewereld van de mensen van Ishango zullen begrijpen.

Vroeg of laat moeten archeologen dus opnieuw aan de oevers van het Edwardmeer zoeken naar de ontbrekende stukken van de puzzel waaraan sinds de jaren 50 gewerkt wordt.

En er zullen zeker nog andere prachtstukken opduiken.


Realisatie: Association pour la Diffusion de l’Information archéologique (ADIA)
Koninklijk Belgisch Instituut voor Natuurwetenschappen
Swahili image
MFUPA YA ISHANGO
MFUPA ULIOSIMIKWA PA ISHANGO UNAAMANISHI NINI ?

Kati ya milioni ya vyombo vilivyo tambuliwa na timu la bwana Jean de Heinzelin pa Ishango, kuna vyenye kustusha kuliko vingine. Kwa namna ya upekee, kuna chombo kimoja kilichovuta mawazo yake na kuwa chanzo cha mafunzo ya historia ya Africa, yaani : MFUPA ULIOSIMIKWA PA ISHANGO.

Kulingana na mila, uitwa « fimbo ya Ishango ». Ni chombo yenye kuchongoka inayounganishwa na kopo pamoja na mti wa mfupa. Kwa hiyo, chombo hicho ni cha upekee pamoja na vingine vilivyolindwa kwa utafiti wa historia, kwani kwa kawaida havizowee kupatikana. Kopo hiyo iliyo laini yenye kupatikana huko pembeni, ilisaidia kwa kuhakikisha kazi iliyo fanyika, kama vile kwa mfano kuchanja mwili (yaani ngozi).

Mfupa unaopatikana kwenye mti, ulipaliliwa, kwa ginsi si kwepesi kutambua vizuri asili yake. Hakika, ilikuwa myama anayekuwa na maziwa kifuani mwake.

Sasa, ni jambo gani linalo stusha ?
Ni mti wa chombo hicho uliyo tambulisha mfupa huo, kwani mapambo yake yazaa na kuendelea kuzaa maulizo mengi kuhusu samani yake kamili. Mti huo una vipimo sehemu kwa ndondogo mia moja na makumi sita na mnane kwa ngambo mbili. Vipimo hivyo vidogo vidogo vinakusanywa ngambo mbili yenye kugawanywa kwa nguzo tatu yenye kupatikana pembeni ya fimbo.

Wazo lenye kutarajiwa
Bwana Jean de Heinzelin alifikiria ya kwamba alama hizo ziliamanisha tarakimu. Ilitambulikana wazi kama kwa nyakati za historia, hesabu huandikwa kwa alama. Tangu hapo, bwana de Heinzelin alitafuta kupata kitu chenye kuweza kulinganishwa na hesabu, ambacho uweza kupatikana kati ya tarakimu hizo, pia kutambua uhusiano pamoja na mafunzo ya hesabu yenye kuendelea zaidi na isiyo julikana hadi sasa, hata kwa wakati wa zamani.
Hii ni mafikiri ya bwana Jean de Heinzelin aliyoandika katika kitabu chake mnamo mwaka 1957 kuhusu kituo cha Ishango.

Nguzo la kati
Nguzo hilo laonyesha tarakimu moja ikijumlishwa mara mbili ; kama vile tatu na sita ; inne na mnane ; tano na kumi. Kwa hiyo, kuna tarakimu mbili zisizo fasiriwa ; yaani tano na saba.

Nguzo la kuume
Kwa upande huu, tarakimu zina uhusiano na tarakimu kumi, iliyo msinji unaojulikana vizuri.
Kwa hiyo tuseme hivi :
  • Kumi na moja ; inaamanisaha kumi kuongeza moja : 11 = 10 + 1
  • Makumi mbili na moja ; inaamanisha makumi mbili kuongeza : 21 = 20 + 1
  • Moja : Kumi na kenda ; inaamanisha makumi mbili kutosha moja : 19 = 20 - 1
  • Kenda ; inaamanisha kumi kutosha moja : 9 = 10 - 1

Nguzo la kushoto
Wakaaji wa Ishango walitambua tarakimu hizo za kwanza yaani kumi na moja, kumi na tatu, kumi na saba, pia saba na kumi na kenda. Ndizo tarakimu za kwanza zenye kupatikana kati ya kumi na makumi mbili. Tarakimu la kwanza ni lenye kugawanywa peke yake.

Watafiti wengine walijiusisha na mafasirio ya sehemu hizo.
Wataalamu wa hesabu ; kama vile Dirk Huylerbrouck na Vladmir Pletser walichukua mawazo yenye bwana Jean de Heinzelin aliotoa hapo mwanzo na kutengeneza fimbo kama vile kanuni kwa kufanya hesabu, kulingana na misinji ya tarakimu tatu na inne, na kwa kuelekea juu zaidi, kupata msinji wa tarakimu kumi na mbili, yaani tatu mara inne (kujumlisha). Kwa upande ungine, wanatambua kama hakuna hakikisho kamili kuhusu ujuzi wa tarakimu hizo za kwanza.

Kwa upande wake, bwana Alexande Marshack, aliye mtaalamu wa mafunzo ya historia kwenye chuo kikuu cha Harvard, anafikiria pia namna ya kuandika tarakimu, ila kwa uhusiano na mwendo wa mwezi.

Bwana Olivier Keller, aliye pia mtaalamu wa mafunzo ya hesabu, anaharifu kuhusu hatari ya kizazi cha sasa kutazama tarakimu mahali kote. Kwake yeye, tabia hiyo inaweza kumzuwia mtaalamu yeyote kutambua alama zingine zenye kupatikana katika vitu vingine ; kama vile : mfupa, jiwe, ao vyombo vya usanii vyenye kustahili kutiwa pia mkazo.

Jambo lenye kustusha ? Tukumbuka kama jambo hilo linaeneza sasa miaka elfu makumi mbili na tano…

Ikiwa siku moja mawazo kuhusu mafunzo ya hesabu inahakikishwa, itaamanisha kama watu wa wakati wa kale ; yaani «paléolithique» walikuwa na ujuzi wa hali ya juu kuhusu mafunzo ya hesabu.

Kwa hiyo, maulizo mengi yataulizwa. Walitumia vyombo hivyo kwa nia gani ? Kwa nini waliweka alama/misinji mingi ya hesabu ? Waliweza kugawa ujuzi huo kwa watu wote ? mafunzo hayo inayo faida kwa wavuvi ?

Kwa siku hizi za leo, kituo cha Ishango hakikuweza kutoa siri yake yote. Kwa upande ungine, ndani ya bonde la Semliki, upatikana pia vituo vingine vya mafunzo ya historia. Jimbo hilo la Afrika iliweza kuwapokea watu wa aina «Homo sapiens sapiens» tangu yapata myaka elfu mia moja.

Hadi sasa, tunakosa vifaa vingi kwa kufamu vizuri hali ya maisha pia mawazo ya wakaaji wa Ishango. Kwa hiyo, siku moja, itawaomba wataamalu wa arkelojia kurudi upande wa ziwa Edouard kwa kukamilisha kazi walio anza tangu mwaka 1950.

Tunayo matumaini kama kuna vifaa vya lazima vyenye kufichwa hadi sasa.

Kazi hii imetayarishwa na « Association pour la Diffusion de l’Information Archéologique » ;
Institut Royal des Sciences Naturelles de Belgique


  • Traduit par Augustin NDIMUBANZI BAZIRAKE domicilié à GOMA-RDC - Directeur en charge du Développement du Registre Numérique des citoyens des villes du Nord-Kivu-Licencié en Développement Rural, option : Environnement et Développement durable, Gradué en Pédagogie Appliquée, option : Français et Linguistique Africaine - CEO de la Fondation ISHANGO MILELE en RDC - traduction supervisée par MWANA SOLEIL A.S.B.L.

Togolais image
Eʋegbe
ISHANGO ƑE ƑU SIWO WOKPA KPLE NUSI WONYE

Le Nu akpe geɖe siwo ŋu Jean de Heinzelin ƒe ƒuƒoƒoa ke ɖo le Ishango la, ɖewo doa dzidzɔ na ame wu bubuwo. Ðeka aɖe koŋ li si he amewo katã ƒe susu va edzi eye wòva zu ɣletivi ŋutɔŋutɔ le Afrikatɔwo ƒe blematomenukulawogbɔ: Ishango ƒe ƒu si wokpa.

Le zazã nu la, woyɔnɛ be "Ishango ƒe ati". Enye dɔwɔnu si me quartz-nutsonu kple ƒu ƒe asiléƒe le. Le go sia me la, enye nu ɖedzesi aɖe, dɔwɔnu siwo wotsɔ ƒo ƒui siwo wodzra ɖo do ŋgɔ na ŋutinya me la mebɔ kura o. Woate ŋu azã quartz nyui ŋutɔ si le eƒe nugbɔ ɖeka atsɔ awɔ dɔ pɛpɛpɛ hafi, le kpɔɖeŋu me, ŋutigbalẽ ƒe lãɖeɖe ƒe nuwɔna.

Woɖe kɔa ƒe ƒu, ƒoe, ƒoe eye woŋlɔe ɖe edzi ale gbegbe be màte ŋu ade dzesi eƒe dzɔtsoƒe nyuie wu o. Aleke kee wòɖale o, lã si naa no wo viwoe wònye

Gake nukae doa dzidzɔ na ame le eŋu?
Dɔwɔnua ƒe asiléƒee na wòxɔ ŋkɔ elabena eƒe atsyɔ̃ɖoɖo nyɔ eye wònyɔ biabia geɖe wu ɖe gɔmesese si ate ŋu anɔ eŋu ŋu. Wotsɔa ʋuƒo 168 siwo sɔ kple wo nɔewo de dzesi asiléƒe sia. Woɖoa fliawo ɖe ɖoɖo nu ɖe fli siwo sɔ kple wo nɔewo ƒe ƒuƒoƒo siwo woma ɖe sɔti me le atikplɔa ƒe axa 3 me.

Nukpɔsusuwo
Jean de Heinzelin dze egɔme tso nukpɔsusu si nye be nɔnɔme ƒe hatsotso siawo tsi tre ɖi na xexlẽdzesiwo dzi. Enye enuenu vavã, le ŋutinya me ɣeyiɣiwo me ya teti, be woade dzesi agbɔsɔsɔmewo kple fliwo.

Tso afima la, Jean de Heinzelin di akɔntabubu ƒe sɔsɔ si ate ŋu anɔ xexlẽdzesi vovovo siawo dome eye wòkpɔ kadodo siwo na wòte ŋu tsɔ akɔntabubu ŋuti sidzedze deŋgɔ ŋutɔ eye womenya o vaseɖe fifia hena blemaɣeyiɣi sia tɔgbe le wo me.

Nusiwo Jean de Heinzelin de dzesii kple ŋugbledede le eƒe agbalẽ si wòta ɖe Ishango ƒe nyatakakadzraɖoƒea le ƒe 1957 me la dometɔ aɖewoe nye esi :

Titina-sɔti
Titina sɔti la ɖe xexlẽdzesi aɖe kple eƒe eve fia: 3 kple 6, 4 kple 8, 5 kple 10, kpakple xexlẽdzesi eve siwo gɔme womeɖe o: 5 kple 7.

Kpɔti si le ɖusime
Le akpa sia la, kadodo anɔ xexlẽdzesiawo kple xexlẽdzesi 10, si nye xexlẽdzesi si wonya nyuie ƒe gɔmeɖoanyi. Ekema anye ne:
  • 11 = 10 + 1
  • 21 = 20 + 1
  • 19 = 20 – 1
  • 9 = 10 - 1
Miame ƒe sɔti
Ishanguitɔwo anya xexlẽdzesi gbãtɔawo hafi elabena 11, 13, 17 kple 19 nye xexlẽdzesi gbãtɔ siwo le 10 kple 20 ƒe titina. Xexlẽdzesi gbãtɔ nye xexlẽdzesi si me mama eve koe mele o: 1 kple eya ŋutɔ.

Numekula bubuwo lé fɔ ɖe nusiwo kplɔ wo nɔewo ɖo siawo gɔmeɖeɖe ŋu de dzesii be:
Akɔntanyala Dirk Huylebrouck kple Vladimir Pletser xɔ Jean de Heinzelin ƒe xexlẽdzesiwo ŋɔŋlɔ ƒe susu gbãtɔwo eye wosusu atikplɔa be enye akɔntabubu ƒe se ƒomevi aɖe si to vovo tso gɔmeɖoanyi 3 kple 4 gbɔ eye ne wokekee ɖe enu la, gɔmeɖoanyi 12 (3 x 4) to vovo ). Kura o, wobunɛ be kpeɖodzi si sɔ meli be wonya xexlẽdzesi gbãtɔwo o.

Alexander Marshack, si nye blematomenukulawo tso Harvard Yunivɛsiti hã bu xexlẽdzesiwo ŋɔŋlɔ ƒe ɖoɖo aɖe ŋu gake be wòatsɔe asɔ kple dzinu ƒe ɣletigbalẽ.

Olivier Keller, si hã nye akɔntanyala, xlɔ̃ nu tso tetekpɔa ŋu na míaƒe dekɔnu si li fifia si nye xexlẽdzesiwo kpɔkpɔ le afisiafi, alɔ̃madɔmadɔ si xea mɔ na eteƒekpɔla be wòate ŋu akpɔ dzesi ƒomevi bubuwo adze sii, dzesi siwo ke hã le kpeɖeŋutɔ vovovowo (ƒu, kpe, axadzinutata) dzi le Dzigbe Blemaɣeyiɣiwo me eye woawo hã adze be woalé ŋku ɖe wo ŋu.. .

Ðe menye nusi doa dzidzɔ na ame woa? Vevietɔ ne míeɖo ŋku edzi be ƒe 25,000 le nu sia si...
Ne gbeɖeka woɖo kpe akɔntabubu ƒe nukpɔsusuwo dometɔ ɖeka dzi la, efia be akɔntabubu deŋgɔwo ŋuti sidzedze le Dzigbeɣeyiɣiwo me tɔwo si.

Ekema biabia geɖewo ado mo ɖa. Nukae wozã wo na? Nukatae wotsaka akɔntabubu ƒe gɔmeɖoanyi geɖe? Ðe wònye sidzedze si le ame geɖe sia? Viɖe le eŋu na tɔƒodelawoa? Kple bubuwo.

Egbea la, Ishango nyatakakadzraɖoƒea meɖe eƒe nya ɣaɣlawo katã ɖe go o. Eye teƒe bubu geɖe siwo nɔ anyi do ŋgɔ na ŋutinya me la le Semliki balia me. Ele be Afrika ƒe nuto sia nanya be Homo sapiens sapiens nanɔ afima ƒe 100,000 ya teti.

Eye nu geɖe mele mía si kokoko be míase Ishanguiatɔwo ƒe agbenɔnɔ, woƒe nɔƒe kple woƒe tamebubu gɔme nyuie wu o.

Eyata, gbeɖeka alo bubu, ahiã be blematomenukulawo natrɔ ayi Edward-ta la to be woawu aɖaŋunu si gɔme wodze le ƒe 1950-awo me la nu.

Ðikeke mele eme o be safuiwo gakpɔtɔ ɣla ɖe afima...

Ewɔwɔ: Habɔbɔ si Kpɔa Blemanuwo Ŋuti Nyatakakawo Gbɔ (ADIA) .
Fiaɖuƒea ƒe Belgium Dzɔdzɔmeŋutinunya Dɔwɔƒe



  • Traduit par Kodjo Momo APEKE - domicilié au TOGO-licencié en Droit- Animateur de Projet dans une ONG au TOGO - traducion supervisée par MWANA SOLEIL A.S.B.L.

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ISHANGO
MOKUWA YA ISHANGO, OYO ETIKALI NA MAKANISI MA BISO EZALI NINI ?

Okati ya bamilioni ya biloko biye bimonanaki o ngambo ya ISHAANGO wapi epayi lisanga liye likambamaki na Jean de Heinzelin, bango penza batiaki maboko o’ mosala ya boluki-luki.
Bosengeli koyeba ete moko ya mokuwa ebendaki bokebi ba bato, pe moponamaki lokola mokuwa ya yambo, yango nde ezuaki esika ya likolo o’ kati ya baluki banso ya mongo ya Afrika.


Na yango boyeba ete bato ba mayele bazuaki mokano ya kobenga yango ‘’mokuwa motuya ya Ishango’’ too pe ‘’lingenda ya Ishango’’. Nzoka nde mokuwa mona mozali bisalelo moye mosalami na nsonge kolandisama na bilembo mya ndenge mamonamaki o'kati ya mokuwa.

Nde mama na likambo lisali ete biloko bisusu bya motuya mpe bisalelo bya tango ya kala mobombama pe bibatelama lolenge ya malamu. Na yango batalisi ete biloko bina bizali penza mingi te na mikolo miye.

Epayi esusu, bosengeli koyeba ete o’kati ya mokuwa mona moponamaki, moko na yango mozali penza malamu, pe mosalisi na kosunga misala mya ndenge na ndenge ; mingi penza kobatela loposo, kolongola bokono bisusu biye bitungisaka bomoyi bua biso.

O’ ngambo ya bato ba mayele, balakisi biso lolenge mokuwa ya manzaka Mona bakataki yango pe balongolaki biloko bisusu po te ngambo moko mopolaki, nde epesaki nzela na boluki kolongola yango, nde ebongisi penza polele elongi na yango ya kala oyo o’tango eena ebandaka penza bokebi bya bato, po te mizalaki penza nyama moye momeka mabele.

Tosengeli kopusa makanisi pe koyeba?
Moko ya mokuwa too pe manzaka mosali ete moyebana makasi, po te lolenge mobongisami nde epusi lisusu mituna pona kopesa ndimbola.

Na yango mokoki kozala mokuwa miye mizali na bilembo ma motango na nkama moko na ntuku motoba na muambe, nde esimbami na bandelo miye mikabolami na biteni misato ya nzete.

Balakisi biso te
Jean De Heinzelin akendeki kotalisa misala miye misalamaki elongo na bato bazalaki o’lisanga mya ye. Nzoka nde kolandisama na makanisi ma bato bayike mosalamaka mbala mingi na tango ya kala. Na yango penza batalisaki lolenge kani ya kotanga mambi matali motuya ya makambo matali bilembo ya ba mikuwa.

Na yango De Heinzelin alukaki mikanda ya boyebi kotanga ndakisa koyeba kobakisa motango pe kolongola mitano. Nde mama na likambo lisali na bozindo ya makanisi. Ba sosolisi biso été o’eleko ena moyebana te o mayele ma bato.

Na mobu koto lyoko na kama libua na tuku mitano na sambo, Jean de Heinzelin atalisaki lisusu na molongo mobimba makanisi maye na nzela na boluki ya Ishango.

Moboko ya kati.
O’katina mambi mya mitango batalisi biso lolenge ya kobakisa misato, pe motoba, mineyi na
muambe, mitano pe zomi ; epayi esusu batalisi ete kaka mikuwa mabale nde elimbolami te.
Tozali na mokuwa wa mitano pe ya sambo.

Moboko ya loboko ya mobali.
Yango etalisi motango miye mizali kosangisa motango ya zomi. Nde ezali evandelo monene o
nzela ya masini too pe o nzela ya singa. Liye liyebani nde tokozua ndakisa zomi na libua =
ewuti na tuku mibale kolongola moko.
  • 11 = 10 + 1
  • 21 = 20 + 1
  • 19 = 20 – 1
  • 9 = 10 - 1
Moboko ya loboko ya muasi.
Baye Ishango bayebaki mitango ya yambo, pamba te zomi na moko (11), zomi na misato
(13), zomi na sambo (17) pe zomi na libua (19) bizali mitango mua yambo miye mizali o katikati
ya zomi (10) pe tuku mibale (20). Motango liboso ezali motango oyo ekabuanaka kaka
na motango lyoko (1) na pe ye moko kaka.

Baluki-luki basusu bamipesi mingi penza na mosala ya bobongoli ba misala bia malamu.
Nzoka nde bato ba mayele o’kati na bango, DIRK HUYLEBROUCK pe VLADIMIR PLETSER, bazali bato
ya yambo bapesaki makanisi ya kokoma motango. Na yango Jean de Heinzelin na bango
basalaki été bazua nzete lokola mokuwa to pe nkoni ya moke. Yango nde ekosunga koyekola,
pe ekopesa nzela ya bolongoli nde ekosala été mobutisa bivandelo ya makanisi, ndakisa
misato pe mineyi.

Alexander Marschack, moko ya baluki-luki ya biloko bya kala ya eteyelo ya likolo ya Harvard,
ye penza atalisaki makanisi maye na mambi matali bokomi bya mitango, pe kotia bondeko
o’kati ya manaka ya molongo.

Na yango, Olivier Keller, moko ya bato ya mayele na bolongoli pe bobakisi mitango, ye PE
lokola akebisaki baye banso bakotelemela mambi matali ntombuamba ya ntoki na biso.

Na yango bato ya mayele bamipesaki na koluka kosalisa naye matali kolongola moko ya
biteni ya mikuwa too pe mabanga pona kotika bilembo na nzoto. Baye bayebi penza mosala
ya matematiki, kolongola to pe kobakisa.

Epayi esusu, Dirk Huylebrouck na Vladimir Pletser bazongelaki makanisi ya Jean de Heinzelin ; pe basali kolandela ba nzete lokola to pe lolenge ya koyeba kotanga. Manso mazali kolandisama
kobanda molongo ya misato pe ya mineyi, pe kokotisa yango na kotalela zomi na libale.

Na yango bazali kokanisa lolenge kani bakoki koluka kavandisa makanisi na maye matali
mabongisi ma yambo.

Alexander Marschack, moko ya baluki biloko ya kala o’mabele, motangisi na eteyelo ya likolo
ya Harvard, ye pe lokola apesaki makanisi maye lolenge ya kopesa motango ya kosangisa
manaka on nzela ya mokili mobimba.

Olivier Keller, moko ya balakisi ya mambi matali matematiki, ye pe lokola, akebisaki bizaleli
manso mizali kotelemela ntoki na biso na mikolo miye manso mana mazali se po na komona
motango bisika banso eye mozali kopekisa bato baye bakomona pe bakoyamba bilembo
bisusu. Nzoka nde bilembo bina bikotiama na mikanda mya ndenge na ndenge. Ndakisa,
mokuwa, mabanga, bikeko pe biloko bisusu.

Tomituni soki solo tozali kokanisa biloko bina bizali motango ya milioni mibale na mitano ?
Nde etalisi te bato ba mayele baye bazua mokumba ya kolongola pe kobakisa, to pe bayi
matematiki, nde bazali na boyebi makasi na mambi matali manso matali motango.

Lokola mambi boyebi mosi mokili mosika o’nteyi ya molongo mobimba. Mituna mingi
mosopani ya koloba lolenge kani kosalela yango ? Pona nini ? Kosangisa mambi ma bolongoli
to pe kobakisa mingi (calcul), yango nde bizali boyebi po na bokaboli na batu banso ? Yango
nde mozali motuya po na baye bazangi boyebi ?

Na yango na mikolo miye, mabele ya Ishango motalisi été mabombelo bisusu molobaki te,
basali bongo kobomba yango po bayebi nini penza ya motuya mizalaka o’eleko ena.

Se na yango, esanga ya Semliki evandi malamu o’kati ya mabele bisusu bia tango ya kala.
Nzoka nde etando ena ya Afrika bozalaki na bato bayike baye babibiangamaki ba HOMO
SAPIENS nkama milioni o’eleko ena ya kala.

Na yango, totalisi bino na polele ete tozali kozanga bilembo biyike oyo mokalakisa biso
lolenge kani bato baana bazalaki kobika, pe makanisi ma bato baana ba Ishangiens mozali
Na yango, mikolo moko too pe na mikolo mikoya, esengeli na biso kotinda lisusu baluki-luki
ya mabele ya makambo ya kala, bakende kuna o’ngambo ya mayi monene ya laki Édouard
pona kobakisa maye mazangi. Bosengeli koyeba ete misala mina bya boluki mibandaka na
libua ya nkoto yoko na nkama libua na tuku mitano (1950). Nde totalisi soolo biloko to pe
bilembo bisusu bya motuya mibombani kuna.

Esungami : na lisanga ya baye batalisaka o’nzela ya bilili pe sango ya baluki-luki ya mabele
o’tango kala (na bokuse ADIA), kuna na eteyelo ya likolo oyo ya SCIENCES NATURELLES
o’mboka Belgique.


  • Traduit par Mme MAYINDU LUSAKUENO Malou-Fidélise, Licenciée en animation culturelle,
    journaliste à la RTNC2 (Radio Télévision Nationale Congolaise), productrice et présentatrice de l’émission ART, CULTURE ET DÉVELOPPEMENT sous la supervision de MWANA SOLEIL a.s.b.l.
     

LE SERMENT SCIENTIFIQUE ISHANGO
Le Serment d’Ishango, un Serment pour les Scientifiques

Je m’engage par la présente à ce que mes recherches contribuent à la formation, mais aussi à l’assimilation, à la maîtrise, au progrès des sciences et techniques ainsi qu’à l’innovation technologique.

Toutes recherches scientifiques dans lesquelles je m'engage auront pour objet final de contribuer à l'élévation de l’ensemble de l'humanité dans une éthique d’égalité, de liberté, de paix et du respect du vivant.

Tous résultats et/ou droits de propriété intellectuelle de mes recherches et résultats scientifiques ne pourront, en aucun cas, être utilisés à des fins de destructions, de violence, d'abus et d’exploitation des êtres humains ou des classes sociales, et d'exploitations inappropriées des
ressources naturelles portant préjudice à l'équilibre naturel de notre planète et/ou de tous systèmes ou écosystèmes vivants.


Je m’engage à toujours agir en tant que scientifique inspiré par les valeurs suivantes : sauvegarde de la vie ; respect des principes démocratiques et des droits des êtres humains tels qu’exprimés dans la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme ; probité et honnêteté scientifiques.

Je m’engage à mettre ces valeurs au-dessus de mes intérêts et croyances personnels, et de considérations nationales, politiques, culturelles.

Je m’engage à oeuvrer pour le progrès matériel et moral de l’humanité, en veillant à ce que ce progrès ne porte pas atteinte à l‘intégrité de l’humanité ni à celle de l’environnement ; dans une approche de collaboration internationale et d’ouverture d’esprit, sans considération de
religion, de nationalité, de race, de genre, de niveau social ou de politique.

Je m’engage à assumer la responsabilité de tous actes posés, écrits publiés et discours prononcés, incluant toutes leurs conséquences futures, en gardant à l’esprit une vision à long terme de leur impact, dans le but d'éviter tous dérapages dévastateurs et/ou utilisation par des personnes malintentionnées et/ou contrevenants à une ou plusieurs des valeurs précitées.

Je m’engage à m’assurer que le recueil, le stockage d’information et la diffusion des résultats respectent les dispositions légales relatives à la protection de la vie privée ou des normes correspondantes établies par des organismes compétents.

Je m’engage à reconnaître le savoir scientifique comme l’héritage commun et partagé de l’Humanité, à vulgariser l’information et le savoir auprès du public, à être un/une défenseur(e) de la vérité scientifique et à discréditer toute information fausse ou trompeuse.

Je m’engage à maitriser et comprendre les lois, règlements et normes applicables à mon domaine de recherche et à en respecter les exigences ; à perfectionner mes connaissances et compétences professionnelles ; et à actualiser mon savoir sur les développements technologiques récents.

Je m’engage à encourager et soutenir l’épanouissement professionnel des collègues chercheurs, femmes et hommes, et le recrutement de nouveaux venus dans la vie active.

Je m’engage à promouvoir la culture d’une recherche intègre en m’abstenant du plagiat, de la fabrication et de la falsification des données.
PLETSER Vladimir

PLETSER Vladimir

Vladimir Pletser, né à Bruxelles le 28 février 1956, est un physicien et ingénieur belge...

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  • Rue du Sergent Sortet 10/10, Jodoigne, Belgique
09:30 AM - 05:00 PM
Conférences
Emplacement: Lycée Liziba Kinshasa

- Introduction,
- Présentation du lien entre le minerais et l'industrie du numérique et les sciences,,
- Séance d'assemblage d'un ordinateur avec les Ingénieurs de Léopad sarl.
- Présentation du Bâton d'Ishango et du Serment Scientifique Ishango par Vladimir PLETSER (Ambassadeur Ishango Milele - Astronaute-physicien)

Avec le concours de la Fondation www.ishango-milele.com